2011年12月11日星期日

Musique baroque - C�tes-d'Armor - Lanvellec: un Festival 2011 d�paysant !

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?- Musique baroque - C?tes-d'Armor

Publié le 12/10/2011 | 16:28

Par FTV (avec agences) ?

L'ensemble Les Paladins se produit au Théatre de Morlaix le 14 octobre

L'ensemble Les Paladins se produit au Théatre de Morlaix le 14 octobre

Photo Xavier Antoinet Jusqu'au 23 octobre, le festival de musique ancienne de Lanvellec propose "un voyage autour du monde et dans le temps"

Au menu du festival costarmoricain qui fête son quart de siècle : musiques joyeuses, festives et escapades en Italie, en Amérique latine et dans les contrées celtiques.

Pour le?prochain?week-end qui a lieu le 14, 15 et?16 octobre, les mélomanes sont invités à?découvrir une "comédie musicale" du XVIIe siècle, l'opéra-bouffe "La Zingara" (La Gitane).


Cet ouvrage lyrique a été?traduit?et adapté en 1755 par Charles-Simon Favart sur une partition de Da Capua. La production est servie par l'Ensemble Les Paladins.

Le dernier week-end (21, 22, 23 octobre) rendra hommage aux traditions musicales d'Ecosse et d'Irlande d'Europe du Nord à l'occasion d'un concert intitulé "La?viole celtique",?avec des interprètes?comme le célèbre gambiste Jordi Savall -à guichets fermés le 21- et le harpiste Andrew?Lawrence-King. Quant au luthiste Paul O'Dette, il?fera entendre des ballades?sur des thèmes de tradition populaire de l'époque élisabéthaine, dans le spectacle "Robin Hood" (Robin des Bois), qui affiche complet.

Le concert de cl?ture du festival, dimanche 23 octobre, explorera "150 ans de motets dans la?famille Bach",?pour un hommage à des oeuvres?sacrées transmises de générations en générations, avec?l'Ensemble Pygmalion.

Le tout premier week-end de ce rendez-vous breton des musiques anciennes (7, 8, 9 octobre) a proposé un voyage à Naples, avec l'ensemble Suonare et Cantare,?une exploration?du baroque latin entre Brésil et Portugal par l'ensemble Entre Mundos, ainsi qu'un pèlerinage musical sur le chemin de?Saint-Jacques de Compostelle avec la soprano et?harpiste Arianna Savall, fille du ma?tre catalan, et l'Ensemble La Fenice.

Renseignements : 02 96 35 14 14
Réservations : 02 96 35 13 72

>>?Site officiel du festival

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Jazz - saxophone - Pierrick P�dron pr�sente son album ovni � Paris

Logo : France 2 Publié le 03/11/2011 | 18:52

Par Annie YANBEKIAN ?

Pierrick Pédron et sa "cheerleader"

Pierrick Pédron et sa "cheerleader"

? ACT / Elise Dutartre Le saxophoniste breton célèbre la sortie du flamboyant "Cheerleaders" trois soirs de suite au Sunset, de jeudi à samedi

Depuis 2001, Pierrick Pédron a?enregistré cinq albums en tant que soliste leader,?et s'est forgé?une réputation de musicien?brillant et?créatif,?de plus en plus?friand?de fusion?des styles et d'explorations sonores.

Dans son?CD "Cheerleaders", il convoque ses influences rock, Pink Floyd en tête, au service d'un projet aussi original?qu'onirique.


Pierrick Pédron,?inclassable saxophoniste alto né en 1969,?a beaucoup joué dans des orchestres de bal dans sa jeunesse dans les C?tes-d'Armor. Une bonne fa?on de mettre en pratique les enseignements dispensés au CIM, l'école de jazz parisienne où il s'est formé, trois ans durant, à partir de 1988.

Les souvenirs de ces orchestres et des fêtes de son?village natal, à Hillion, non loin de Saint-Brieuc, lui?ont?inspiré le thème de base?autour duquel allait s'articuler "Cheerleaders" :?celui d'une fanfare.

Un fil conducteur :?une majorette rêveuse
Dans un premier temps, Pierrick Pédron a concocté des musiques inspirées directement des formations municipales, qu'il a fait enregistrer par un solide orchestre.?Il a également?écrit des?pièces plus jazzy et rock.?Toutefois, il ne signe pas toutes les compositions de "Cheerleaders". Il a revisité à sa manière le thème de la série "Colombo",?signé Henry Mancini. Certains de ses complices musiciens?ont?aussi apporté des morceaux.

Dans un deuxième temps,?lors des sessions d'enregistrement à Bruxelles en ao?t 2010,?son producteur, Ludovic Bource, a suggéré d'intercaler les extraits de fanfare entre les morceaux jazz, tels des interludes qui relieraient l'ensemble du futur disque. Il ne manquait qu'un fil conducteur à cet encha?nement. La majorette, la cheerleader, associée à l'imagerie de la fanfare, s'est imposée comme une évidence.

? ACT / Elise Dutartre


Pierrick Pédron et l'héro?ne de son concept album n'apparaissent pas sur la pochette du CD (seulement à l'intérieur), le label allemand ACT ayant pour règle d'imposer son propre design ( ? ACT / Elise Dutartre)

Au final,?Pierrick Pédron a réalisé un authentique concept album qui?nous transporte dans les rêveries -et les cauchemars- de la jeune héro?ne, évoquées au travers de neuf tableaux, neuf morceaux.?Accueilli par?une critique enthousiaste, ce disque?sophistiqué,?où alternent ambiances?éthérées et envolées lyriques,?sonne parfois comme un écho à?l'age d'or?du rock progressif, celui de Pink Floyd (dont le saxophoniste est un grand fan), voire du vieux Genesis -époque Peter Gabriel.

Avec "Cheerleaders", Pédron, ex-fan des seventies, confirme une orientation amorcée?il y a deux ans?avec son album précédent, "Omry"*.?Mais il ne renie en rien ses influences, Charlie Parker en tête, qu'il garde en lui comme une flamme sacrée. Il s'en affranchit avec respect et revendique sa liberté. En s'éloignant des?sillons?traditionnels du jazz,?le saxophoniste contribue à?lui élargir les horizons. Et à l'ancrer un peu plus dans le XXIe siècle.

* "Omry" , label Plus loin Musique (2009)

? ACT / Elise DutartreRencontre avec Pierrick Pédron
Quelques confidences de Pierrick Pédron, un?homme?très accessible et chaleureux, lors d'un entretien?réalisé le 2 novembre dans un grand café de la place de l'Opéra, à Paris, à la veille de la création sur scène de l'album "Cheerleaders"...

Outre une?aventure musicale ambitieuse, votre album représente aussi une belle histoire humaine. Vous avez pu le réaliser grace à l'aide de deux fans inconditionnels...
Oui, il s'agit d'un couple qui aime beaucoup ma musique et qui parcourt parfois des kilomètres pour venir m'écouter.?Michelle Simon et Alain Denizo vivent à Paris et?sont amoureux du jazz. Un jour, à force de les voir à mes concerts, j'ai fini par aller leur parler. A un moment, alors que l'on discutait d'"Omry", le disque précédent, j'ai découvert qu'ils avaient l'impression que tout baignait pour moi, du fait des bonnes critiques et?des concerts que j'avais l'occasion de faire. Je leur ai avoué que?tout n'était pas si facile?pour moi, et qu'il était devenu très difficile de sortir un disque et de le vendre.?J'ai ajouté?que cela allait être encore plus difficile de sortir le prochain, vu les restrictions des budgets de production. C'est alors qu'ils ont proposé de m'aider financièrement à réaliser le prochain album :?"Fais-toi plaisir, on s'occupe du reste, on va se débrouiller." Cela s'est passé comme ?a, sans l'aide d'un label. Par la suite, j'ai signé mon contrat avec ACT. Ce qui est magnifique, c'est que ce couple voulait avant tout?me?faire plaisir, que cela aboutisse ou non à un album commercialisé.

Pourquoi ce concept de fanfare ?
Quand on m'a proposé de faire un nouvel album, j'ai eu?envie de? trouver quelque chose d'original. Je n'aime pas faire deux fois la même chose.?Cela faisait?longtemps que je pensais à ces sons de fanfare, et à ces images que j'ai gardées de mon enfance. Je me suis dit "Pourquoi pas ?" J'ai pensé à réaliser une extension de ce thème très populaire, à le faire dégénérer un peu, si j'ose dire, à le faire rentrer dans mon monde, dans le jazz.

Votre album possède un son?assez rock, loin de ce?que l'on?pourrait attendre d'un saxophoniste issu de la tradition du jazz. Est-ce seulement d? à votre passion pour le rock ?
Pas seulement. Il faut rappeler que le réalisateur son, Jean Lamoot, a travaillé avec Alain Bashung et?Noir Désir.?Quant au?producteur, Ludovic Bource, un vieil ami, il ne vient pas davantage du monde du jazz. Il vient notamment de signer la musique de "The Artist" (en plus de celles des "OSS 117", ndlr).

Pourquoi avoir repris le thème de "Colombo", qu'avait composé Henry Mancini ?
Un flash. Un soir, je regarde un "Colombo" à la télé. Je me dis que cette musique m'évoque?à la fois?les c?tés psychédéliques et jazz. Un truc très écrit, un peu comme une fugue de morceau classique, mais psychédélique... Comme j'y voyais plein de choses, je me suis dit que je devais absolument le travailler. J'étais dans mon lit, je me suis levé, j'ai relevé le thème de mémoire. Je l'ai retrouvé par la suite?sur?des DVD. Et j'en ai fait une version complètement arrangée.

Y a-t-il un morceau?du disque pour lequel?vous ayez une affection particulière ?
Ils sont tous importants pour moi, mais je garde?un souvenir particulier de l'un d'eux, qui s'est construit en studio, à Bruxelles, alors qu'il n'était pas prévu sur le disque. Il s'agit de "The Mists of Time", le morceau composé par le guitariste Chris de Pauw. Chris est un personnage très atypique, et c'est surtout un gars très timide. Je lui avais demandé d'apporter un de ses morceaux pendant les répétitions, dans le but de l'insérer dans l'album. A un moment, il s'est mis à jouer l'une de ses compositions dans le studio. Nous avons tout de suite apprécié ce morceau. Alors, Chris et Laurent Coq (le pianiste, ndlr) se sont enfermés?avec le morceau et l'ont travaillé.?Puis, à?un moment, ils l'ont joué, après une séance d'enregistrement, alors que presque tout le monde était parti. Je l'ai écouté, j'ai été carrément séduit, et j'ai fait directement un solo?? ACT / Elise Dutartrede sax dessus, en improvisation, il s'est passé un truc. Il a suffi d'une prise, on l'a gardée. Ce morceau a une fra?cheur particulière.

Avez-vous quelques souvenirs?marquants des séances d'enregistrement à Bruxelles ?
Oui, il y a des moments où l'on jouait la nuit, avec des bougies... Normalement, on n'est pas censé avoir accès aux studios à ces heures-là. Mais comme on était en résidence là-bas, on avait nos chambres?dans un petit immeuble juste à c?té,?notre situation était particulière. Nous avions vraiment des conditions idéales. A un moment, Ludovic Bource a eu l'idée d'installer et d'allumer des bougies. On a joué dans le noir,?il y avait?des ombres... Cela a été assez marquant. Quand on vit des moments aussi magiques, on se dit: "Oh putain, je ne suis pas près de revoir ?a..." On a l'impression de ne pas profiter suffisamment de ce moment présent. Ensuite, quand vous repartez avec votre enregistrement, vous êtes fier. Vous avez réalisé votre projet, votre fantasme d'enregistrement, cela vous correspond humainement, cela parle un peu de vous, de votre vie. A la limite, même si le?disque ne sort pas,?ce n'est?pas grave ! Ensuite, quand il est finalement labellisé, quand il part dans la nature?et que les?gens l'écoutent, vous vous sentez un peu dépossédé, qu'il y a un truc qui vous échappe...

Propos recueillis par A.Y.

Photos : ??ACT / Elise Dutartre


Pierrick Pédron, "Cheerleaders"?
Sorti chez ACT le 29 septembre 2011
Pierrick Pédron : saxophones
Chris de Pauw : guitare
Laurent Coq : piano, Fender Rhodes, claviers
Vincent Artaud : basse
Franck Agulhon et Fabrice Moreau : batterie
Ludovic Bource (producteur) : orgue Farfisa

Pierrick Pédron Quintet en concert
Avec Laurent Coq, Vincent Artaud, Chris de Pauw, Fabrice Moreau
Les 3, 4 et 5 novembre 2011 au Sunset
Sets à 20h00 et 22h00
60, rue des Lombards,?75001 Paris
Téléphone : 01 40 26 46 40

Vidéo : Esox-Lucius (Pédron), 2011 (conseil: méfiez-vous, ne montez pas trop le son au début...)

Vidéo : Miss Falk's Dog (Mancini / Pédron / Coq), 2011

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Op�ra - Bayreuth: une �dition 2011 historique

L'Orchestre de Chambre d'Isra?l en concert à Bayreuth (26/07/2011)

L'Orchestre de Chambre d'Isra?l en concert à Bayreuth (26/07/2011)

AFP / Andreas Tuerk Le célèbre festival lyrique wagnérien, qui s'achève le 28 ao?t, aura connu une édition 2011 riche en émotions

L'un des temps forts restera la venue d'un orchestre israélien qui a brisé un tabou en jouant du?Wagner, compositeur fétiche du régime nazi, qui plus est à Bayreuth, ancien temple hitlérien.

Autre événement, le?retour en grace auprès du public?de Katarina Wagner, co-directrice du festival?et metteur en scène des "Ma?tres chanteurs de Nuremberg".


Lors de la première représentation de cette production à Bayreuth,?lors de l'été?2007, le public avait copieusement sifflé la mise en scène quelque peu décalée de l'opéra de Wagner?dans laquelle l'arrière petite-fille du compositeur s'était aventurée. Katharina Wagner faisait ses débuts à Bayreuth comme metteur en scène, en pleine?rivalité?entre descendantes de Richard Wagner en vue de reprendre la direction du prestigieux festival dédié aux opéras du Ma?tre allemand.

Quatre ans plus tard, l'accueil aura été tout autre. Le vieux Wolfgang Wagner, petit-fils de Richard et Cosima, est mort (en mars 2010), et désormais, Bayreuth est dirigé conjointement par Katharina Wagner (fille de Wolfgang Wagner) et Eva Wagner-Pasquier (sa demi-soeur), les deux héritières concurrentes. Le mardi 26 juillet, Katharina Wagner a été très applaudie à?Bayreuth, où?l'opéra "Les Ma?tres chanteurs" a été?joué dans sa mise en scène iconoclaste et provocante.

La victoire symbolique d'un orchestre israélienAFP / Christof Stache
Le même jour, 26 juillet, le public?aguerri de Bayreuth?a acclamé durant?plusieurs minutes?l'Orchestre de chambre israélien (OCI) qui a brisé un tabou en interprétant un?morceau de Richard Wagner, compositeur préféré des nazis. Invité à Bayreuth en marge du festival?Wagner, l'OCI a clos son concert en jouant "Siegfried-Idyll".

La musique de Richard Wagner (1813-1883) demeure interdite en Isra?l?du fait de son antisémitisme?notoire et des liens étroits?que ses descendants?ont entretenus avec?Adolf Hitler. De son c?té,?la ville de Bayreuth?cherche à se défaire de son image d'ex-ville modèle aux yeux du Troisième Reich. D'où cette invitation lancée à l'OCI, qui a re?u pour l'occasion le parrainage de Katharina Wagner.

En Isra?l, l'orchestre a déclenché une importante polémique,?l'annonce de ce concert à Bayreuth causant l'émoi au sein des survivants de la Shoah, au point d'inciter l'orchestre à faire, momentanément, marche arrière. Outre Atlantique, le?Rassemblement américain des survivants de l'Holocauste et de leurs?descendants a regretté, le jour du concert,?que l'OCI soit "resté sourd à la souffrance des victimes qui ont vécu l'instrumentalisation de la musique?de?Wagner pour diffuser la haine".

Katharina Wagner, co-directrice du festival, a assisté au premier rang au récital. Elle s'est éclipsée?à la fin des vivats, après que?le chef d'orchestre autrichien Roberto Paternostro lui a offert le bouquet re?u à la fin du concert, qui a?duré presque deux heures, dont 15 minutes pour la pièce finale. Une performance qui force le respect,?vu que l'OCI n'avait pas préparé la?pièce de Wagner en Isra?l, et n'a donc entamé ses répétitions que 48 heures avant la représentation.

"C'est un soulagement", a commenté auprès de l'AFP Bambi Zucker, 29 ans, qui joue du hautbois dans l'orchestre. "Un soulagement parce que cela s'est bien passé musicalement, professionnellement et avec le public." La première fois que le projet lui avait été présenté, elle n'y avait pas cru, pendant alors: "Cela ne?se concrétisera jamais, c'est un phantasme." La musicienne a aussi confié à l'AFP: "Avant le concert, j'étais un peu inquiète de savoir comment le public réagirait et comment nous, nous allions réagir dans cette situation (...) On?nous avait préparé à la possibilité que des gens crient pendant le concert ou?essayent de l'interrompre."

Un précédent de choc: Barenbo?m en 2001
En juillet 2001, le chef?d'orchestre argentino-israélien Daniel Barenbo?m?avait brisé un énorme tabou: il avait osé jouer un extrait de?l'opéra "Tristan et Isolde" avec l'Orchestre philharmonique de Berlin, à Jérusalem. Cela lui avait valu de violentes critiques en Isra?l.

"Mon père et moi étions dans la salle", a relaté?auprès de?l'AFP Dan Erdmann, 27?ans et premier clarinettiste de l'OCI. Daniel Barenbo?m?"a dit que ceux qui souhaitaient ne pas l'entendre pouvaient?sortir. Il y a eu environ 30 ou 40 personnes qui sont parties, parfois en criant, en jurant ou en claquant la porte. Mais à la fin ceux qui sont restés ont fait une ovation debout."

Dix ans plus tard, le dossier demeure toujours aussi délicat en?Isra?l. Le ministre de la?Culture a même d? intervenir pour que les subventions à l'OCI ne soient pas supprimées.

Voir aussi:
>>?Le site officiel du Festival

Lire aussi:
>>?Israéliens à Bayreuth: un concert aura bien lieu !?(archives octobre 2010)

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GB - Concert - Un orchestre isra�lien chahut� � Londres

Le Royal Albert Hall de Londres (11/02/2008)

Le Royal Albert Hall de Londres (11/02/2008)

AFP / PhotoNonStop / Tibor Bognar Des manifestants pro-palestiniens ont perturbé jeudi soir à Londres un concert de l'orchestre philharmonique d'Isra?l

L'incident est survenu lors du festival de musique classique des Proms de Londres au Royal Albert Hall. L'orchestre dirigé par l'Indien Zubin Mehta?avait?commencé à jouer quand des manifestants se sont levés et ont?brandi les lettres?du mot "Palestine".

La sécurité les a évacués. C'est alors que d'autres manifestants se sont mis à crier à leur tour.


A la suite de cette nouvelle interruption, l'orchestre a continué à jouer, mais la Radio 3 de la BBC a arrêté?la retransmission en direct du concert, estimant que les conditions d'écoute étaient trop calamiteuses.

En cause: les liens de l'orchestre avec Tsahal
Dans les jours qui avaient précédé le festival Proms, un groupe d'organisations culturelles palestiniennes avait?demandé à la radio publique britannique d'annuler le concert.

"Les services de l'orchestre philarmonique d'Isra?l à l'armée israélienne?continuent encore aujourd'hui. Elle se produit pour les soldats israéliens aux avant-postes de l'armée", a dénoncé Sarah Colborne, une responsable de la campagne de protestation,?qui avait?auparavant appelé "ceux qui soutiennent la paix et les droits de l'Homme" à ne?pas assister au concert de l'orchestre israélien, actuellement en tournée européenne.

En guise de réponse aux critiques, un porte-parole de la BBC a affirmé que l'invitation à l'orchestre?israélienne était "purement musicale".

Du c?té du Royal Albert Hall, les mesures de sécurité avaient été renforcées en prévision du festival. Le soir du concert,?des militants pro-palestiniens se sont rassemblés?à l'extérieur et ont encouragé les personnes se rendant au concert?à "déchirer leurs?billets". Une trentaine de?personnes ont réussi à s'introduire dans la salle et à?huer et crier au moment où Gil Shaham s'apprêtait à jouer le?Concerto pour violon de Max Bruch, et les perturbations se sont encha?nées.

Sur son site, l'Orchestre philharmonique d'Isra?l considère que "ce qui aurait pu tourner en désastre total s'est soldé par une victoire totale". Le compte-rendu en ligne souligne que face?aux manifestants pro-palestiniens, nombre de spectateurs ont protesté contre les perturbations, alors que les musiciens, à commencer par Zubin Mehta, ont fait preuve d'un calme et d'un sang froid à toute épreuve.

Le célèbre Festival Proms, créé en 1895 et organisé par la BBC,?dure huit semaines et comporte une centaine de concerts de musique classique. Celui-là n'est pas près de sombrer dans les oubliettes.

Voir aussi:
>>?Site de l'Orchestre philharmonique d'Isra?l
>>?Compte rendu vu du c?té de l'Orchestre des incidents du Royal Albert Hall?(en anglais)
>>?Site du Festival Proms?(aucune mention de l'incident)
>>?Site du Royal Albert Hall

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Piano - festival - Roque d'Anth�ron: sous le signe de Liszt

Logo : France 2 Publié le 09/08/2011 | 15:00

Par AY (avec agences et web) ?

Le pianiste Nicholas Angelich à la Folle journée de Nantes, le 29 janvier 2005

Le pianiste Nicholas Angelich à la Folle journée de Nantes, le 29 janvier 2005

AFP / Frank Perry Depuis le 22 juillet, et jusqu'au 21 ao?t, le célèbre festival de piano célèbre Franz Liszt, né voici 200 ans

Temps fort de cette célébration, le 7 ao?t,?Nicholas?Angelich devait jouer l'intégrale des "Années de pèlerinage", l'un des morceaux de bravoure du répertoire du génie hongrois du piano, une?oeuvre longue de 3h30...

Comme chaque année, le festival a?invité de jeunes?valeurs montantes du piano, comme David Kadouch (sacré aux?Victoires classiques).


Plus de 80 concerts ont été programmés au total, incluant des artistes classiques de renom (Aldo Ciccolini, Christian Zacharias, Brigitte Engerer, Vanessa Wagner...), mais aussi des pianistes issus du jazz (Brad Mehldau, Tigran Hamasyan, Yaron Herman, Eric Legnini, Tord Gustavsen...).

Le 3 ao?t, dans le cadre de l'année Liszt, la pianiste?Brigitte Engerer devait jouer une intégrale des Harmonies poétiques et religieuses. D'ici la fin du festival, le compositeur hongrois?figure également au menu des récitals des pianistes Julia Kociuban, Claire Désert ou Arcadi Volodos. La manifestation s'achève le 21 ao?t avec une brochette -impressionnante- de pianistes (dont le jazzman Yaron herman) au parc du chateau de Florans, avec Liszt une nouvelle fois au menu, entre autres grands noms...

Voir aussi:
>>?Site officiel du Festival de la Roque d'Anthéron
>>?Le programme (sur le site officiel)

Vidéos:
>>?Des archives de la Roque d'Anthéron sur CultureBox?(avec notamment Nicholas Angelich en 2010)

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2011年12月10日星期六

Op�ra - Festival - Chor�gies d'Orange: Verdi � l'honneur

Logo : France 2 Publié le 18/07/2011 | 20:08

Par AY (avec agences et web) ?

Les Chorégies d'Orange 2011 Deux célébrissimes opéras, "A?da" (9, 12 juillet) et "Rigoletto" (30 juillet, 2 ao?t), sont à l'affiche des Chorégies

France 2 devait diffuser la représentation d"A?da" du 12 juillet. Le jeune chef d'orchestre russe Tugan Sokhiev a dirigé l'Orchestre du Capitole de Toulouse dans la?production de l'opéra pharaonique.

Dans l'autre spectacle, "Rigoletto", le chef italien Roberto Rizzi-Brignoli fera ses débuts?à Orange?à la tête de l'Orchestre national de?France.


"A?da" (opéra créé en 1871), ouvrage spectaculaire qui se déroule dans l'Egypte des?Pharaons,?relate les amours contrariés d'une esclave éthiopienne,?A?da,?interprétée par la soprano afro-américaine?Indra Thomas,?très aguerrie dans ce?r?le, et d'un officier égyptien Ramadès, incarné par le ténor uruguyen?Carlo Ventre.

"Rigoletto" (créé en 1851), adapté de la pièce de Victor Hugo "Le roi s'amuse", narre?les?papillonnages du duc de Mantoue, aidé de son complice le bouffon bossu Rigoletto,?incarné par le baryton italien Leo Nucci,?un verdien averti.

Par ailleurs, le 16 juillet, le chef russe Tugan Sokhiev devait diriger la neuvième Symphonie de Beethoven, à?la tête de l'Orchestre du Capitole et des Choeurs de l'Orfeon Donostiarra de San Sebastian, groupe choral espagnol,?après avoir?donné un concert?symphonique avec au programme Rachmaninov et Tcha?kovski (11 juillet) avec pour?soliste, le pianiste russe?Denis Matsuev.

Depuis son arrivée à Toulouse?à l'été?2008, Tugan Sokhiev, né en Ossétie du Nord en 1977, a su s'imposer à Toulouse, à la tête d'un orchestre marqué par l'empreinte de l'emblématique Michel Plasson, tout en?menant une brillante carrière internationale. Il?a élargi le répertoire de l'Orchestre de Toulouse, réputé jusque-là?pour sa ma?trise du?répertoire fran?ais, et a conquis un nouveau public séduit par sa jeunesse, sa fougue et sa folle énergie.

>>?Site des Chorégies d'Orange
>>?Site de l'Orchestre national du Capitole de Toulouse
>>?Portrait de Tugan Sokhiev sur le site de l'ONCT
>>?Site de l'Orchestre national de France
>>?Site de Roberto Rizzi-Brignoli

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Festival classique - Ch�teauroux - Lisztomanias : l'�dition du bicentenaire


Depuis 2002, le Festival des Lisztomanias fait vivre le projet que Franz Liszt nourrissait lui-même : créer un festival à Chateauroux, avec la complicité active de George Sand, qui était l'une de ses grandes amies et qui l'invita plus d'une fois dans son domaine de Nohant, à quelques kilomètres de là.

Les organisateurs ont concocté une programmation riche en concerts, conférences, académies et autres impromptus, ont-ils promis. Le festival est placé sous la direction artistique de Jean-Yves Clément, biographe du musicien, commissaire de l'Année Liszt en France, qui co-produit les Lisztomanias.

Outre l'emblématique oratorio ?Christus?, un autre?chef-d'oeuvre issu de la production religieuse de Liszt, le ?Requiem? était programmé à Chateauroux le 23 octobre à 17h30. Aurore Tillac devait diriger les choristes de l'Armée et des musiciens de la Garde républicaine.

Par ailleurs, le festival?permet d'entendre?l'essentiel de l'?uvre pianistique de Liszt. Les 24 et 25 octobre à Chateauroux, le concertiste Giovanni Bellucci propose à 21h00, réparti sur deux soirées, l'ensemble des ?Rhapsodies hongroises?. Le 28 octobre à partir de 19h00, le pianiste Bertrand Chamayou interprète l'intégrale des ?Années de Pèlerinage?, l'un des morceaux de bravoure de l'oeuvre de Liszt.

Le pianiste Giovanni Bellucci ? Gilles Colosio / Mairie de Chateauroux

Le pianiste Giovanni Bellucci ? Gilles Colosio / Mairie de Chateauroux

Le festival doit aussi s'ouvrir à la musique tzigane et au jazz (avec un concert thématique ?Oscar Peterson, le Liszt du jazz? par Antoine Hervé, le 29 octobre à 16h00). Une exposition, quatre conférences, une académie pour jeunes solistes, un atelier pour les enfants, des animations dans les cafés et deux spectacles littéraires (dont l'un avec Francis Huster et le pianiste Pierre Amoyel, le 29 octobre), viennent enrichir cette programmation 2011.

?Christus? joué simultanément dans plusieurs villes
L'oratorio, pièce pour cinq solistes, choeur, orchestre et orgue,?a donc résonné?le 22 octobre, jour anniversaire de la naissance du?compositeur hongrois, en l'Eglise Saint-Louis des Invalides à Paris, en même temps que?dans une dizaine de villes du monde. Cette oeuvre a été composée par?Franz Liszt? alors qu'il s'était engagé dans les ordres mineurs.

A Paris, l'oratorio?a été?interprété par le Choeur et l'Orchestre symphonique de la Radio hongroise dirigé par Zoltán Peskó.?Il devait être joué au même moment à?Budapest?et d'autres villes hongroises, ainsi qu'à Bayreuth, Vienne,?Prague, Vilnius et Séoul dans le cadre du ?World Liszt Day? (Journée mondiale?Liszt ).

En France, l'Année Liszt aura été?ponctuée par différents concerts, festivals ou?colloques. Le musicien avait un lien fort avec ce pays. Arrivé à Paris en 1823, à l'age de 12 ans,?Franz Liszt?y connut rapidement le succès, avant de conquérir l'Europe. Il disait éprouver pour Paris une "passion chauvine". Outre?son activité de pianiste virtuose et de compositeur, Franz Liszt était aussi un extraordinaire transcripteur?pour piano d'oeuvres d'autres compositeurs. Généreux, convaincu?du?r?le de l'art dans la société, il ne rechignait jamais à offrir?gracieusement cours et concerts. Il mérite amplement l'hommage que lui rendent aujourd'hui les musiciens de France et d'ailleurs.

Voir aussi :
>>?Site officiel des Lisztomanias
>>?Site de l'Année Liszt en France
>>?Site de l'Année Liszt dans le monde

à lire :
>> Franz Liszt, par Jean-Yves Clément, aux éditions Actes Sud / Classica


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